14.05.2008
SQ317, autorisé au roulage
Vendredi 2 mai 2008 au matin, Heathrow (Londres) terminal 3, les choses sérieuses se précisent sur cet écran
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la lutte des classes n'est pas qu'un concept politique abstrait....
il est arrivé tot ce matin, il nous attend au fond du terminal 3, un poste spécifique avec double tube d'accès..
devant moi, sur le tarmac d' Heathrow, le troisième A380 de Singapore Airlines, 9V-SKC (msn 6) m'attend :
il est connecté à la terre par un dispositif surprenant :
après avoir accédé, un moyen d'une passerelle d'embarquement directe, au pont supérieur de l'avion (partagé en deux parties : un avant classe affaires et un arrière en éco) me voici assis sur mon siège, à l'arrière, au bord d'une allée : surprise surprise, j'ai droit un à bonjour personnalisé de la chef hotesse.... suivi d'une phrase mystérieuse : on va revenir vers vous....
ok, c'est parti pour 12h40 minutes de vol ...
'' Captain Hogan Lee and his crew welcome you on board of this Airbus ..... " comme d'hab, quoi !
lecture des consignes de sécurité :
sans oublier la leçon de natation (je ne la souhaite pas, on s'en doute...)
ok, nous voila prêts, quelques images :
mon vol n'est pas fini car le personnel de cabine m'a demandé de laisser débarquer les passagers et de le suivre à l'avant, pour une découverte du poste de pilotage, du poste de repos et une (rapide) discussion avec le CdB qui a assuré le vol ; sympa, il a adoré sa période de formation à Toulouse et me le fait savoir !
crew rest avant le poste :
notre pilote , Captain Hogan Lee, après son vol de 12h 40 minutes
lien vers les photos de l' IFE en vol :
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/alb...
tout sur l' IFE :
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/arc...
23:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : singapour, singapore, a380, airbus
12.05.2008
un cadeau hors du commun : voler sur le 380
Quand votre vie passe un cap majeur, que vous avez déja tout ou presque (et parfois en trois exemplaires) que demander comme cadeau.... pas un objet, aussi beau soit-il...... un souvenir bref, vivant, intense : un truc ou l'on dise dix ans plus tard : voila ce que j'ai fait pour mon xième anniversaire :
ma famille et mes amis se sont donc groupés pour l'occasion, quelques semaines d'attente et voici le paquet cadeau livré à mes yeux de (grand) enfant :
ce cadeau sera donc : UN WEEK - END A SINGAPOUR A BORD DE L' AIRBUS A 380
au détour de ce blog, qui mélange photos perso et photos d'archive, nous découvrirons ensemble Singapour, une ville état unique en son genre, Singapore Airlines et ses 4 (à ce jour) A380, le systeme de divertissement installé à bord et bien sur, le voyage lui même....
Singapour est une des villes d' Asie que je connais bien pour y avoir été brièvement basé à la fin des années 80/ début des années 90, lors des travaux de construction du Metro et des HLM de Paya Lebar ; j'allais donc arriver en terrain de connaissance, bien que la ville ait beaucoup évolué depuis, comme on peut le deviner !
il m'aura fallu un petit mois, après la réception de mon cadeau d'anniversaire pour transformer celui ci en réalité, réservation (via le site internet anglais de Singapore Airlines) hotel sur place.... tout est prêt !
passeport, carte d'embarquement en mains, nous voici donc à CdG pour le premier maillon de ce voyage, direction Londres LHR à bord d'un A320 d' Air France
pour des raisons de facilité et pour me protéger des retards eventuels, j'avais choisi de partir la veille (jeudi 1er mai) de Paris vers Londres : en effet mes deux billets n'étant pas liés entre eux, un retard pour quelque cause que ce soit le jour du départ aurait rendu nul et sans valeur mon précieux sésame : valait donc mieux arriver la veille
petit album photo donc : http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/album/en-ro...
direction l'hotel Ibis, sur le coté de la piste d' Heathrow, pour une nuit à réver de l' A380
voila, petit déjeuner à l'anglaise (rognon de boeuf à la sauce gravy.... enfin ....) bus vers l'aéroport et le terminal III et nous y sommes : ah oui, quelques lignes pour vous parler de l'enfer des terminaux de Heathrow, enserrés dans la ville, avec des zigs et des zags a tout bout de champ : comparés au T1-T2-T3 par de souci nos aéroports parisiens - je pense aux plus anciens - c'est le paradis
a si, pour rire, un chemin de fer sur le comptoir à sushis (j'avais jamais vu dans un aéroport) et une tombola pour gagner une Ferrari moyennant une mise de 20 Livres (environ 25 euros) j'ai pas joué, je ne rentre pas dans une Ferrari !
vous être pressés : embarquez directement sur SQ317 avec cette carte d'accès à bord...
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/archive/200...
pour en revenir à Singapore Airlines, la compagnie exploite (au moment de mon voyage) 4 appareils qui ont accumulé à cet instant environ 500 vols, transportant au départ de Singapour environ 250.000 passagers depuis le mois d'octobre 2007
ils ont tout d'abord ouvert la route Singapour Australie, complété depuis quelques semaines par la route Londres Singapour, leur permettant désormais d'acheminer sur la route royale 'the kangoroo route' leurs passagers de Londres a Sydney avec une escale (obligatoire pour tout le monde, à Singapour ou dans la région)
mon voyage se composera d'un vol de nuit vers Singapour départ le matin de Londres et arrivée (décalage horaire positif 7h) le lendemain matin, de trois journées - deux nuits d'hotel au Novotel Clarke Quay - sur place et un vol de nuit, départ dans la soirée et arrivée tot le matin (decalage horaire négatif) à Londres ; afin de ne pas prendre de risque en cas de retard, j'ai prévu entre mon arrivée au terminal III avec SQ et mon départ au terminal II avec AF un battement de six heures, long certes mais préférable au risque de payer un billet plein pot pour rentrer à la maison...
12:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : singapour, a380, anniversaire, airbus
05.05.2008
divertissement à bord de l' A380 ; IFE et PTV
les avions de la génération actuelle sont équipés d'un dispositif sophistiqué de divertissement à bord ; en anglais cet équipement se nomme un IFE, In Flight Entertainment et procure un certain nombre de fonctions ; tout d'abord tous les sièges sont équipés d'un écran PTV, (personnal TV) avec un rappel sur écran en plafond de cabine pour la géolocalisation et les consignes de sécurité
l' IFE qui équipe l' A380 de Singapore Airlines (ainsi d'ailleurs que les autres appareils de la flotte) provient de Panasonic (Japon)
les capacités de l' IFE accessibles sur les PTV de l' A380 sont détaillées ci dessous :
-Géolocalisation, affichage de la route, position, altitude, vitesse et temps de trajet de l'appareil ainsi que des heures locales et de l' ETA
-liaison téléphonique satellite, couteuse et à mon avis peu utilisée (cf personnel de bord) en eco ou classe affaires, 4 euros la minute environ
-cinéma et émissions de télévision enregistrées, servies à la demande (VOD, video on demand) plusieurs centaines de choix disponibles
-musiques de tous styles
-jeux ''d'arcade'' pour les jeunes passagers
- enseignement intégré de langues étrangères
- connexion de l'affichage vidéo à un appareil photo, une caméra vidéo, une clef USB et lecture de tous fichiers inclus sur celle ci
-utilisation d'un traitement de texte et tableur intégrés, permettant de travailler à bord sans utiliser de PC, stockant le résultat de ce travail sur la clef USB au moyen du port mentionné plus haut
Pour mémoire, les sièges de l'appareil sont équipés d'une prise électrique permettant le branchement ou la recharge d'un PC ou autre.
n'ayant fait qu'un bref passage en première, de nuit, je ne peux que vous décrire les dispositifs de la classe économique dans laquelle j'ai passé la majeure partie des 26 heures +/- de vol sur l'appareil
tout d'abord, voici le menu de l' IFE, copieux
dans chaque passager, c'est bien connu, un grand enfant sommeille et je n'ai pas tardé à retourner ma zappette pour voir ce qu'on pouvait faire avec l'autre face de celle ci, et tout particulièrement la console de jeux...
les petites têtes blondes (et les grands...) on du choix, juste en passant .....
11:38 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a380, singapour, singapore, ife
04.05.2008
L' Airbus A380, vaisseau du 21ème siècle
| - A380 | |
|---|---|
| Constructeur | Airbus |
| Type | Avion de ligne |
| Premier vol | 27 avril 2005 |
| Lancement commercial | 25 octobre 2007 avec Singapore Airlines |
| Principaux clients | Emirates, Qantas Singapore Airlines |
| Coût du programme | 12 milliards € |
| Coût unitaire | 317,2 - 337,5 M$ |
| Production | 2004 - |
| Commandes | 192 |
| Livraisons | 4 au 1/5/2008 |
| En service | 4 |
| Version(s) | A380-800 A380-800F (reportée à 2015) A380-900 A380 Prestige |
avant de lire cet article, découvrez mes photos
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/album/a380-...
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/album/ife-s...
L'Airbus A380 est un avion de ligne civil gros-porteur long-courrier quadriréacteur à double pont produit par Airbus, filiale d'EADS, construit principalement en Allemagne, Espagne, France et Royaume-Uni et assemblé à Toulouse.
Le programme A380, d'un coût total de 12 milliards d'euros[1], a été lancé au milieu des années 90 sous le nom d'Airbus A3XX. Le premier vol a eu lieu le 27 avril 2005[5] à l'aéroport de Toulouse et le lancement commercial a été effectué le 25 octobre 2007 avec Singapore Airlines entre Singapour et Sydney[6].
Surnommé Superjumbo, l'A380 est le plus gros avion civil jamais conçu et il est, par ses dimensions, le troisième plus gros avion de l'histoire, après le Hughes H-4 Hercules et l'Antonov An-225. Le pont supérieur de l'A380 s'étend sur toute la longueur du fuselage ce qui donne à la cabine 50 % de surface de plus que celle du Boeing 747-400, son principal concurrent
À l'origine, l'A380 était proposé en deux versions. L'A380-800, la version passager, peut transporter de 555 à 853 passagers suivant la configuration (3 classes standards ou classe économique unique). L'A380-800F est la version cargo et peut emporter jusqu'à 150 tonnes de fret. Le développement de cette version a été gelé jusqu'en 2015 et les commandes correspondantes annulées. L'A380-800 a une autonomie de 15 200 kilomètres, ce qui lui permet de voler de New York jusqu'à Hong Kong sans escale, à la vitesse de 900 km/h (Mach 0,85)[. Il existe aussi une version Prestige surnommée Flying Palace et destinée au marché des jets d'affaire
Développement et construction
La toute première idée d'un très gros porteur Airbus est apparue à l'été 1988 lorsque qu'un groupe d'ingénieurs s'est réuni autour d'une table pour dessiner le premier schéma d'un appareil susceptible d'emporter plus de 800 passagers. Jamais un tel appareil n'avait été envisagé auparavant et peu croyait en la faisabilité d'un avion si gigantesque. Airbus et l'Europe avaient cependant besoin d'innovations mais seuls les membres du groupe « technologie et développement de produits nouveaux » étaient au courant de cette idée et le projet resta secret pendant encore deux ans et demi[9].

Ce n'est qu'au début des années 1990 qu'Airbus se mit officiellement à chercher un moyen de concurrencer Boeing et son 747 sur le marché des très gros porteurs. Airbus s'était déjà établi comme un sérieux concurrent sur le segment des petits et moyens porteurs et envisageait de s'attaquer au marché des appareils de 600 à 800 places[10]. Les constructeurs américains Boeing et McDonnell Douglas avaient également des projets de cette ampleur avec le Boeing New Large Airplane et le McDonnell Douglas MD-12 mais face aux coût de développement que représente un tel projet, Daimler-Benz et British Aerospace, deux membres du consortium, ont poussé Airbus à accepter une étude jointe proposée par Boeing[11] sur la faisabilité d'un super gros porteur, connu sous le nom de « Very Large Commercial Transport » car les deux constructeurs savaient qu'il n'y avait pas de place pour deux appareils sur une telle niche de marché, comme l'avait montré le lancement simultané du L-1011 de Lockheed et du DC-10 de McDonnell Douglas qui avait conduit Lockheed à cesser la production d'avions civils.
En juillet 1995, lorsque cette enquête de deux ans et demi fut terminée[12], Boeing et Airbus décidèrent de ne pas construire un appareil ensemble[13]. Boeing avait estimé le coût du développement d'un tel avion entre 12 et 15 milliards de dollars et avait conclut que le marché potentiel n'était pas suffisamment important pour justifier de tels investissements et qu'il était préférable de développer des versions dérivées d'appareils déjà existants, notamment le 747 [14]. Ron Woodard, le président de Boeing avait alors dit qu'il était « difficile d'imaginer qu'Airbus puisse développer un avion totalement nouveau pour un investissement de 8 milliards de dollars »[14]. De nombreux responsables d'Airbus étaient quant à eux persuadés que Boeing n'avait aucune envie de lancer un tel projet avec son principal concurrent et que cette enquête commune n'était qu'un leurre pour permettre au constructeur américain de conserver la suprématie avec ses 747[11]. Lorsqu'Airbus apprend que Boeing va lancer un projet de 747 agrandi, la division « très gros porteur » est immédiatement créée et le constructeur européen décida de lancer son propre projet[13].
Le projet a été fin 1995 et fut baptisé Airbus A3XX. A partir d'avril 1996, Airbus noue contact avec des compagnies susceptibles d'être intéressées par le gros porteur de Boeing pour discuter de l'hypothèse d'un avion de plus de 500 places. Le constructeur reçoit des réponses très positives. En 1997, Boeing abandonne son projet de super gros porteur ce qui sème le doute chez certains partenaires d'Airbus mais la division « très gros porteur » redouble d'effort pour démontrer la faisabilité de l'appareil[15]. Les contraintes de taille de l'avion ont été fixées par Airbus en concertation avec les principales compagnies aériennes, les services officiels et les représentants d'une soixantaine d'aéroports internationaux[16]. Afin de pouvoir utiliser les installations des aéroports existants sans entraîner de modifications radicales des infrastructures, l'A380 devait pouvoir s'inscrire dans un « carré de 80 mètres »[17]. Les dimensions de l'appareil ne devaient ainsi pas dépasser 80 m en longueur et 80 mètres en largeur, la hauteur maximale ayant été fixée à 24 m. Ces contraintes permettent à l'A380 de pouvoir être accueilli partout où peut être accueilli le Boeing 747 et lui permettent de pouvoir manœuvrer facilement sur les parkings et les voies de circulation. La conception de l'A380 avait pour objectif constant de transporter plus que le 747 tout en consommant moins.
Le 19 décembre 2000, le conseil de surveillance d'Airbus décide le lancement du programme A3XX[18], rebaptisé A380, pour un montant de 8,8 milliards de dollars[14] et alors que 55 appareils ont déjà été commandés par 6 compagnies[19]. Le nom A380 ne suit pas la dénomination classique des appareils d'Airbus qui s'était jusqu'à présent suivie, de A300 à A340. « A380 » fut choisi car le nombre 8 ressemble à une vue en coupe du double pont de l'avion et est également un chiffre porte-bonheur dans de nombreux pays asiatiques dont le marché est le principal visé[9].
La configuration de l'A380 a été définitivement fixée au début de l'année 2001 et la fabrication des premiers éléments du caisson de voilure à débuté le 23 janvier 2002[20].
Le budget initial du programme A380 était évalué à 8 milliards de dollars en 1994 mais s'est élevé, en 2003, à 10,7 milliards de dollars dont 5,1 milliards pour Airbus, 3,1 milliards pour les partenaires et équipementiers et 2,5 milliards sous forme d'avances des gouvernements
Présentation au public [
La présentation officielle de l'A380 a eu lieu le 18 janvier 2005[23] dans le hall Jean-Luc Lagardère à Toulouse devant une foule réunissant plus de 5 000 personnes ainsi les représentants des quatre principaux pays prenant part à ce projet (Tony Blair, Jacques Chirac, Gerhard Schröder et José Luis Rodríguez Zapatero)[24], les représentants des quatorze compagnies clientes et des personnalités de l'aéronautique et du transport aérien.
La cérémonie a mis en scène son et lumière, pendant deux heures, pour retracer 35 ans d'aventure Airbus, symboliser la réussite européenne et présenter le nouvel appareil ainsi que les nouvelles couleurs de la gamme Airbus, qui ne reprennent plus les couleurs arc-en-ciel caractéristiques depuis le lancement du premier A310 mais ont dorénavant pour dominante le bleu. Le nom du constructeur est peint en bleu foncé et en gras sur les cotés de la carlingue, le nom de l'appareil est également peint en bleu plus clair. Toute la dérive ainsi qu'une partie de l'arrière du fuselage sont bleues et contiennent des motifs de formes arrondies, en dégradé de bleu, représentant des sphères.
Premiers essais au sol et premier vol [
Quelques jours avant le vol inaugural, l'appareil MSN001, équipé de 4 réacteurs Rolls-Royce Trent 900, avait été transféré du site d'assemblage jusqu'aux pistes pour les premiers essais statiques et les premiers tests de roulage. Les réacteurs ont été poussés progressivement jusqu'à leur puissance maximum alors que l'appareil était à l'arrêt, freins bloqués. L'A380 a ensuite effectué une série d'accélérations et de freinages de plus en plus violents[25].
Le premier vol de l'A380 a eu lieu le 27 avril 2005 à 10h29 sur l'aéroport Blagnac de Toulouse[ ]. L'appareil a emporté un équipage composé de 6 personnes (deux pilotes, un mécanicien-naviguant et trois ingénieurs), était dépourvu de sièges dans la cabine mais était rempli de ballasts d'eau, censés simuler le poids des passagers et vérifier la stabilité de l'appareil et l'efficacité des commandes. L'appareil a également emporté une vingtaine de tonnes de matériel de contrôle pour effectuer une série de tests durant le vol [ ]. Lors de son décollage et bien que n'étant chargé qu'à 75%, cet appareil a battu, avec une masse de 421 tonnes, le record mondial du plus lourd engin à décoller [
Environ 4 à 5 minutes avant la mise des gaz et alors que l'A380 était déjà aligné sur la piste, un petit jet type « Corvette » a décollé sur la piste « 32 droite » pour se réaligner derrière l'A380 et a filmé l'accélération de l'A380 sur la piste et son décollage. Pendant les 3h51 du vol, l'équipage a pu, à une altitude maximale d'environ 10 000 Pieds (3 000 mètres), tester les volets, la vitesse et les commandes de vol, ainsi que l'équilibrage de l'avion.
L'appareil s'est posé après avoir salué les 40 000 spectateurs présents en survolant la piste Concorde à une altitude de 100 m.
Tests et certification [
Cinq A380 ont été construits pour la phase de test et de présentation au public et à diverses compagnies[ ]. Le vol inaugural du 27 avril 2005 a marqué le début d'une campagne d'essai d'une durée initialement prévue de 15 mois visant à tester toutes les phases de décollage et d'atterrissage en conditions extrêmes, les phases de l'enveloppe de vol ainsi que les conditions réelles de vols avec passagers et les escales. De nombreux tests mécaniques ont également été effectués pour solliciter divers pièces jusqu'à la rupture[ ]. A l'issue de 2 500 heures d'essais en vol, l'A380 devait recevoir les certifications de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et de la Federal Aviation Administration (FAA), autorisant la mise sur le marché[ Cette campagne devait également permettre à l'A380 de tester différent aéroports susceptible d'accueillir l'avion plus tard et d'être présenté au public lors de divers salons.
Le 1er décembre 2005, l'A380 a atteint la vitesse maximum de Mach 0,96 (comparée à sa vitesse de croisière de Mach 0,85) lors d'une plongée, complétant ainsi le début de l'enveloppe de vol[
Afin de tester l'appareil dans des conditions climatiques extrêmes, l'A380 s'est rendu le 10 janvier 2006 à Medellín en Colombie pour tester les performances de l'appareil à haute altitude puis le 6 février 2006 à Iqaluit dans le grand Nord canadien pour des tests par grand froid[
Le 14 février 2006, durant le test de résistance des ailes de l'appareil MSN5000, la rupture s'est produite lorsque la charge a atteint 145 % de la charge maximale, en dessous des 150 % requis pour obtenir la certification. Airbus a annoncé avoir modifié la structure pour atteindre la résistance suffisante[
Le comportement des passagers durant un vol longue durée ainsi qu'en situation d'urgence a été testé et simulé. Le 26 mars 2006, lors d'un exercice d'évacuation d'urgence, 853 passagers et 20 membres d'équipages ont réussi, en moins de 90 secondes, à quitter l'avion en utilisant seulement 8 sorties de secours sur 16 [ Trois jours plus tard, l'appareil a reçu les certifications de l'AESA et de la FAA[ ]. Le confort et l'ergonomie de l'avion ont été testés lors des premiers vols avec passagers. Le 4 septembre 2006. 474 salariés volontaires d'Airbus ont décollé pour le premier d'une série de quatre vols[34].
Le 25 août 2006, l'A380 MSN 9, cinquième et dernier appareil à rejoindre la flotte des avions d'essai effectue son premier vol équipés des moteurs GP7200 d'Engine Alliance[ ].
La première présentation de l'A380 au grand public s'est déroulée au Salon du Bourget en juin 2005, qui a attiré 480 000 visiteurs [ ]. À la mi-novembre 2005, l'A380 a effectué une tournée de démonstration et de promotion en Asie du Sud-Est et en Australie. L'avion s'est posé sur les aéroports de Singapore, Brisbane, Sydney et Kuala Lumpur en portant successivement les couleurs de Singapore Airlines, Qantas et Malaysia Airlines. Le 19 novembre, l'A380 a également participé au Salon aéronautique de Dubaï où il a porté les couleurs de la compagnie Emirates. Après cette « tournée mondiale », la fin de la phase de test intervient le 30 novembre 2006[ .
L'EASA et la FAA délivrent les certificats de vols des A380-841 et A380-842 le 12 décembre 2006 lors d'une cérémonie sur le site d'Airbus à Toulouse[ ]. L'A380-861 obtient son certificat le 14 décembre 2007.
Problème d'industrialisation et délais de livraison [
Le lancement commercial de l'A380 a été repoussé à trois reprises en raison de problèmes d'industrialisation concernant le câblage de la cabine passagers à double pont. Réalisé à Hambourg, certains câbles se sont avérés trop courts pour être raccordés aux autres parties de l'avion lors de l'assemblage final à Toulouse[ ]. Airbus a attribué ces problèmes à la complexité d'un tel système et à des facteurs propres à l'A380[40]. Le manque d'intégration d'Airbus a également été mis en cause[39]. Les usines Airbus allemandes et françaises utilisaient des versions différents du même logiciel CATIA, version 4 pour en Allemagne et Espagne et version 5 pour au Royaume-Uni et France [41]. De plus, les maquettes numériques 3D sensées faciliter l'intégration des harnais électriques n'ont été réalisées que très tardivement dans le programme et les différentes équipes étaient encore en phase d'apprentissage[42].
Airbus a annoncé les premier retards en 2005 et a prévenu les compagnies clients qu'ils pourraient atteindre jusqu'à 6 mois, réduisant ainsi le nombre prévu d'avions livrés fin 2009 de 120 à 90-100. Le 13 juin 2006, un second délai a été annoncé avec un nouveau décalage de 6 à 7 mois dans le calendrier des livraisons. La première livraison était toujours prévue pour la fin 2006 mais le nombre d'appareils livrés en 2007 a été réduit à 9 et le nombre total d'appareil livré fin 2009 réduit à 70-80. Cette annonce à entrainé une chute de 26 % de l'action EADS et conduit aux départs de Noël Forgeard, Gustav Humbert et Charles Champion. Quatre mois plus tard, le 3 octobre 2006, EADS déclare que le programme est de nouveau différé d'un an et que le premier exemplaire de série de l'Airbus A380 sera livré au mois d'octobre 2007. Les nouvelles prévisions de livraison sont d'un exemplaire en 2007, 13en 2008, 25 en 2009 et 45 en 2010[].
Ces retards de 18 mois sur le programme initial ont eu de nombreuses conséquences pour Airbus. Ces délais ont entrainé un surcout du programme de 4,8 milliards d'euros[] et ont fait passé le seuil global de rentabilité de l'A380 de 270 à 420 appareils. Le manque à gagner sur la période 2006-2010 est estimé à 6,3 milliards d'euros[]. De nombreuses compagnies, lésées par les retards, ont exigés des compensations financières. Emirates a reçu 110 millions de dollars d'indémnités[]. Afin de pallier ces retards et compenser le manque à gagner, des solutions industrielles et financières ont été mises en place. Les systèmes informatiques ont été uniformisés et plus de 2000 compagnons allemands ont été envoyés à Toulouse afin de câbler à la main les seize premiers appareils à livrer[39]. La cadence de production a également été accélérée à Hambourg afin de afin d'écourter les délais d'attente. Un programme de réduction des coûts, baptisé « Power 8 », a été lancé en février 2007 afin d'économiser 2,1 milliards d'euros par an à partir de 2010, a été lancé avec des suppressions d'emplois[46].
Parallèlement à la version passagers de l'A380, Airbus avait commencé à développer une version fret, l'A380-800F, dont les travaux de conception ont début en décembre 1999, en même temps que ceux de la version passager[ ]. L'appareil était sensé avoir une autonomie de 10 410 km et ses trois ponts lui auraient permis d'accueillir des conteneurs standards et des palettes (17 conteneurs sur le pont supérieur, 28 sur le pont principal et 13 dans les soutes[]) et lui aurait donné une capacité d'emport de 150 tonnes[].
FedEx avait commandé 10 A380F en 2002[] mais a annulé sa commande en 2007 et a choisi d'acquérir 15 Boeing 777[]. En 2005, UPS avait commandé 10 avions A380F qui devait être livré à partir de 2009[] mais suite au retard de production, la livraison a été reporté à 2010-2012. UPS a annulé cette commande en 2007 car la compagnie estimait qu'Airbus ne pourrait pas respecter ces délais[]. Suite à cette deuxième annulation, Airbus a décidé de reprogrammer le développement et le lancement de l'A380-800F à 2015, afin notamment de pouvoir mobiliser les ressources existantes sur la production de l'A380-800[]. Une version allongée de l'A380-800F est également en projet, l'A380-900F[].
16:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : singapour, a380, airbus, singapore
03.05.2008
Singapore Changi, aéroport au summum
Aéroport international de Singapour
avant cet article plus 'institutionnel' sur Changi, jetez un coup d'oeil à cet album photo
http://weekendasingapourena380.hautetfort.com/album/sin-c...
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L'aéroport international Changi (code AITA : SIN ; code OACI : WSSS) est situé à Singapour (dans la ville-État de Singapour).
Cet État a décidé d’en faire une vitrine de son savoir-faire et de son raffinement.
L'aéroport comprend trois terminaux, reliés par un monorail, le Skytrain. Cet aéroport est aménagé pour accueillir l'Airbus A380, qui opére au départ du terminal 3
L’atmosphère de Changi est calme et feutrée, son sol étant recouvert partout d’une moquette insonorisante épaisse, aux couleurs vives. On trouve dans son enceinte, outre les nombreuses boutiques qui existent dans tous les aéroports, une cascade, un plan d’eau hébergeant de nombreux poissons exotiques, et une plantation décorative d’orchidées.
Services
Une centaine de postes Internet gratuits y sont à la disposition des passagers (pour une durée limitée à quinze minutes). Des aires de repos permettent de s’y reposer en regardant si on le désire les informations sur un écran plasma géant, mais on peut également se baigner et à toute heure à la piscine (le coût d'accès inclut une boisson au bar, la possibilité d'une douche...) située sur les toits de l'aéroport (Terminal 1). Des machines gratuites de massage des pieds Big Foot sont aussi disposées à travers l'aéroport.
Les passagers en transit pour des durées supérieures à deux heures peuvent également visiter gratuitement la ville de Singapour et ses environs grâce à un bus mis à leur disposition. Des salles de cinéma sont également à disposition.
Pour la restauration, de nombreux food courts se situent à l'intérieur des zônes passagers, cela en plus des différents restaurants et fast-foods qui se trouvent dans les zônes libres de l'aéroport.
Un service gratuit de réservation d'hôtels est très efficace; il dispose de





















